Engouement autour du kick boxing
Claudine Souchon – ICI Montréal -
Difficile de ne pas remarquer une démocratisation des sports de combat ces vingt dernières années. On voit de plus en plus d'écoles ou d'académies spécialisées et son public, jadis exclusivement masculin, trouve aujourd'hui bon nombre d'adeptes auprès du soi-disant sexe faible. L'un de ces sports, le kick boxing, est devenu très populaire et attire de plus en plus de femmes et de jeunes enfants.
Le kick boxing, également appelé full-contact, est une forme de boxe pieds-poings (B.P.P.) qui combine des techniques de pied et des techniques de poing à de la boxe anglaise. Et c'est justement cette spécificité qui fait la notoriété de ce sport. Particulièrement complet, parce qu'il permet de faire travailler un nombre optimum de parties du corps, on peut en voir les prémisses dès les premiers combats sportifs sur ring américain en 1962. Mais il faudra attendre 1976 pour qu'il naisse officiellement, aux États-Unis, d'un savant mélange de boxe et de karaté. Parallèlement, à la même époque, une autre forme de B.P.P. s'est également développée en Asie et porte le nom de muay thaï. Rappelons que le muay thaï (plus connu sous le nom de boxe thaï) est le sport national de la Thaïlande et le style de kick boxing le plus populaire au monde.
Certains peuvent se demander pourquoi avoir mélangé le karaté et la boxe. « Mais tout simplement pour qu'il y ait plus d'action et de contacts entre les protagonistes. Pendant un combat de kick boxing, les combattants peuvent gagner par KO ou par décision du juge. C'est spectaculaire », nous explique Angelo Di Bella, ancien champion du monde ISKA (International Sport Kickboxing Association) et directeur du Angelo Di Bella Karaté Kickboxing School, école qui enseigne depuis pas moins de vingt et un ans. Notre spécialiste ajoute que le kick boxing est très technique et que c'est ce qui le rend particulièrement populaire en Europe. « Les Européens étant naturellement attirés par ce qui est stylisé et travaillé ».
Tout un chacun peut pratiquer le kick boxing. Beaucoup de filles en font leur entrainement hebdomadaire, car il permet de travailler un maximum de muscles. Complet, le kick boxing, on vous le dit! Qui plus est, il permet d'acquérir de bonnes techniques d'autodéfense et développe donc la confiance en soi. Pour les plus petits, les bienfaits sont également multiples. Les parents seront ravis d'apprendre que leurs chérubins y assimileront la discipline, voire l'autodiscipline, que demande de suivre tout entrainement. L'âge idéal pour débuter? « Cinq ans », nous répond Angelo Di Bella. En dessous de cet âge, il préfèrerable de commencer plus doucement. Il est vrai que les touts petits veulent plus s'amuser que faire du sport. Raison pour laquelle, les moins de cinq ans se concentrent sur la technique; un mélange de karaté et de kick boxing.
Vous hésitez toujours? Vous pensez que vous n'êtes pas assez en shape pour commencer un tel sport? Justement, pas besoin d'être particulièrement en forme pour débuter, croyez monsieur Di Bella, le Kick Boxing va vous retaper.
Tremblant fête la fin de l'hiver
Claudine Souchon – ICI Montréal -
La plus importante station de ski du Québec, Mont-Tremblant, est à la veille de clôturer sa saison hivernale et de fêter cela comme il se doit. En effet, pour sa septième année consécutive, le TELUS Spin débarque à Tremblant pour vous divertir et y faire grimper la température pendant dix jours.
Même s'il reste un incontournable pour tous les mordus de sports de glisse, il semble opportun de rappeler que le TELUS Spin, plus communément nommé « Le Spin », est synonyme de ski de printemps et de soirées endiablées. Il s'adresse à tous et comble les petits comme les plus grands. Sa programmation riche et diversifiée offre un large éventail d'activités tant sportives, festives, artistiques que culturelles.
L'un des aspects les plus populaires de cet événement est la succession de compétitions de glisse (ski et planche à neige). Les visiteurs pourront certes participer à des défis amateurs, mais également assister aux Championnats canadiens de snowboard. Effectivement, la finale de ces fameux championnats nationaux se tiendra à Tremblant pendant le TELUS Spin 2009, donc du 27 mars au 5 avril prochain. Et comme nous le rappelle Catherine Lacasse (superviseure aux relations publiques et aux communications pour la station Mont-Tremblant), « cette finale nationale sera peut-être l'occasion d'apercevoir les futurs champions olympiques de Vancouver 2010... Une chose est certaine, les meilleurs planchistes du pays seront à Tremblant pendant ces fameux dix jours ».
Après avoir assisté ou participé aux épreuves sportives, quoi de plus agréable que de se retrouver sur une des terrasses de la Place Saint-Bernard (place réputée au coeur du village) pour continuer les festivités. Ici encore, comme sur les pistes de ski, l'ambiance y est, chaque année, survoltée. Les activités culturelles et artistiques ne manquent pas dans le village.
« Le Spin » reste une expérience musicale hors pair et incontournable pour les mélomanes. Il est réputé pour sa programmation impressionnante et éclectique. L'édition 2009 ne dérogera pas à la règle. La scène extérieure, installée aux pieds de la montagne, verra défiler bon nombre d'artistes. Nous y retrouverons de grosses têtes d'affiche (comme Malajube, pour ne citer que cet exemple), mais aussi des compositeurs-interprètes de la scène émergente. Les Respectables en profiteront pour jouer certaines pièces de leur dernier album anglophone. « Le répertoire du TELUS Spin 2009 devrait combler tout un chacun, puisqu'il jongle entre variété et underground », nous explique Catherine Lacasse.
En plus des nombreux concerts, c'est tout le village qui vibrera à l'unisson pour l'Art. Sculpture, dessin, photographie et bien d'autres domaines artistiques trouveront place au TELUS Spin pour émoustiller votre créativité. Vous pourrez, par exemple, profiter de votre semaine pour mitrailler « Le Spin » de photos et participer à un concours. Ou encore, apporter votre casque de protection afin qu'il puisse être peint et personnalisé par un des artistes présents. Les adolescents, pas encore en âge de fréquenter les débits de boisson, ne seront pas en reste, puisqu'une arcade extérieure sera installée pour leur permettre de jouer à des jeux vidéo.
Vous l'avez saisi, l'ambiance sera chaude du 27 mars au 5 avril 2009 au Mont-Tremblant. Pour ne rien rater de ces dix jours de folie, jetez vite un coup d'oeil sur le site internet http://www.telusspin.com/accueil/ .
Le Rockabilly Jive a enfin son studio de danse à Montréal
Claudine Souchon – ICI Montréal
L'hiver pointe le bout de son nez et vous vous demandez quelle activité faire pendant la saison froide. JiveStudio vous offre une opportunité unique de vous amuser tout en continuant un entrainement sportif hebdomadaire. En effet, il est le tout premier studio de danse dédié au Rockabilly Jive sur l'île. Mais commençons d'abord par expliquer ce qu'est cette fameuse danse, plus communément appelée « Le Jive ».
Le Rockabilly Jive est une danse sociale, c'est-à-dire qu'elle se pratique en couple. Elle fait partie des danses swing, dont les origines remontent au charleston (les années vingt). Rappelons que ce dernier se dansait au départ de manière individuelle, pour finalement évoluer en tandem. Très endiablée, la danse se pratiquait à l'époque sur des rythmes particulièrement rapides et surtout s'exécutait en huit temps.
Il faudra attendre les années cinquante pour voir apparaître la musique rockabilly, qui est l'ancêtre du rock and roll. Pour bouger comme il se doit sur cette musique émergente, la danse a dû évoluer et se métamorphoser. Les mélodies devenant de plus en plus rapides, il est devenu indispensable de simplifier la pratique de la danse, afin que cela soit plus amusant, plus intéressant et surtout accessible rapidement. Raison pour laquelle le Rockabilly Jive ne se danse point en huit, mais en quatre temps.
Vous l'avez saisi, le Rockabilly Jive se pratique sur la musique rockabilly ou encore le rock and roll. Ayant testé pour vous, chers lecteurs, le cours destiné aux débutants du JiveStudio, j'ai de suite remarqué que ce quatre temps structuré est particulièrement accessible et a l'avantage de pouvoir être dansé avec des partenaires n'ayant jamais pratiqué auparavant. Je dirai même mieux, dès la première pratique, toute mon équipe de swingeurs en herbe avait déjà énormément de plaisir et de bonnes bases pour pouvoir pratiquer comme il se doit. Sans oublier que nos charmants hôtes (Marc-André Forget et Sophie Daher) se font un point d'honneur à tenir au courant leurs chérubins des événements concernant la scène rockabilly à Montréal. Je suis repartie enchantée et avec un rendez-vous en poche pour continuer mon exploration de la danse swing deux jours plus tard.
Notre jeune couple propriétaire et fondateur du JiveStudio a décidé de créer cette école de danse dans le but de combler un manque criant sur Montréal. En effet, depuis 2003, on ne trouvait plus sur l'île d'endroit où swinguer. Fait particulièrement frustrant quand on sait que la scène musicale de rockabilly à Montréal a toujours été particulièrement florissante. Marc-André Forget et Sophie Daher, qui pour la petite histoire sont tombés amoureux l'un de l'autre grâce à leur passion commune pour la danse, ont donc décidé de faire découvrir aux Montréalais cette culture (mode vestimentaire, musique et les voitures). Que vous ayez sept ou soixante-dix-sept ans, que vous soyez en couple ou encore célibataire, voici l'endroit idéal pour avoir du plaisir et rencontrer du monde. Le JiveStudio déborde d'énergie et d'un brin de folie. Pour les solitaires craintifs de se retrouver sans partenaire, soyez rassurés et allez Jiver en paix, nos deux hôtes s'arrangent toujours pour équilibrer les classes et avoir le nombre de partenaires adéquat.
JiveStudio
3713, Boul. Saint-Laurent
suite 401
La science peut-elle copiner avec la littérature?
Claudine Souchon - MontréalScience
L'histoire de la pomme de Newton est un parfait exemple de ce mariage! En effet, Newton n'a jamais reçu de pomme sur la tête. Par contre, cette métaphore lui a permis de vulgariser au mieux le phénomène d'attraction terrestre.
« Les ponts entre ces deux disciplines ne sont pas seulement possibles, mais souhaitables », annonce Jean-François Chassay, professeur d’études littéraires à l’Université du Québec à Montréal, lors d’une conférence présentée récemment à la Grande Bibliothèque de Montréal.
Puisque les sciences ne sont que peu abordées dans les journaux, et donc rarement associées à la culture générale, ce « ménage » peut sembler incongru. Une approche purement dualiste a même tendance à compartimenter les lettres dans le monde de la subjectivité et les sciences dans celui de l'objectivité. « En voici une analyse quelque peu simpliste; cela fait bien longtemps que la science ne fait pas que de la recherche empirique. Une hypothèse est toujours une fiction », affirme le chercheur.
La science est partout. Elle est ancrée dans la société, l'une n'existe pas sans l'autre. Également romancier, essayiste et responsable de Sélectif — un groupe de recherche sur les liens entre science et littérature —, Jean-François Chassay aime rappeler à notre mémoire quelques exemples : un texte utilise formes et métaphores, bon nombre de nos écrivains contemporains ont une formation scientifique (Isaac Asimov, Céline...). Sans oublier deux couples particulièrement célèbres : Charles et Emma Bovary et Charles et Emma Darwin. Rappelons que Charles et Emma Bovary sont un couple célèbre du monde des lettres (« Madame Bovary » de Gustave Flaubert). Et quant à Charles Darwin, il était également l'époux d'une certaine Emma!
Qui sait, peut-être est-ce l'utilisation du terme fiction qui biaise le lien entre science et littérature? Il n'y a qu'à penser aux récits de science-fiction qui ne traitent pas tous de science. Depuis toujours, la science s'invente et se réinvente à partir d'hypothèses bien singulières. Et la littérature réinvente le monde à partir de ce que la science suppose. Selon le chercheur, ces corrélations sont toutes aussi importantes dans la littérature contemporaine (Aldous Huxley « Le meilleur des mondes ») que classique (Jules Verne, par exemple).
Pour en savoir plus
Science & imaginaire – Le Sélectif
Conférence de Jean-François Chassay à la Grande Bibliothèque
19e édition Jeux de génie – Compétition « LA MACHINE »
Claudine Souchon – MontréalScience
Depuis 1990, les Jeux de génie permettent aux étudiants québécois, inscrits dans un programme de baccalauréat en génie, de mesurer leurs connaissances. L’événement est accueilli à tour de rôle par l’un des établissements d’enseignement universitaire offrant des programmes en la matière. La 19e édition des Jeux a été organisée par l’École Polytechnique de Montréal.
Se déroulant à Montréal du 3 au 6 janvier derniers, ceux sont près de cinq cents ingénieurs en herbe, provenant de onze facultés et écoles de génie, qui ont concouru pendant cet événement qui s'est clôturé avec la compétition « LA MACHINE »; épreuve la plus pointue de ces trois journées.
Pour « LA MACHINE », dix délégations ont, pendant trois mois, conçu et construit un robot. Robot qui devait escalader une Tour. Entièrement autonomes, dix engins automatisés se sont succédé à la base de la Tour, pour en faire l'ascension et l'activer en moins de trois minutes à l'aide de multiples contrôles.
Le jour même de la compétition, nous avons rencontré quelques candidats. Les membres de l'ETS (École de technologie supérieure) ont insisté sur l'investissement que requiert un projet d'une telle envergure. Depuis septembre dernier, l'équipe travaille à temps plein sur le robot. Pour la petite anecdote, sachez que les sept membres de l'équipe ont réveillonné, le 24 décembre dernier, en travaillant sur leur machine.
Pour ce qui est de la délégation gagnante de cette compétition, celle de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, elle avait focalisé sur la contrainte de poids. Sa machine était particulièrement légère. À la pesée, le matin même de la présentation, un seul autre robot était plus léger que le leur. Avant même le début de la présentation, cette délégation avait conscience que la grande force de son robot résidait dans sa légèreté et sa polyvalence : « nous pouvons facilement le programmer pour qu'il puisse exécuter des actions connexes », explique l'un des membres de l'équipe.
Les étudiants de l'UQTR (Université du Québec à Trois-Rivières) nous ont rappelé que le plus gros défi était dans le respect de deux critères : le parcours imposé, ainsi que les dimensions maximales de la machine. Plus elle est légère, plus elle est fragile. La délégation de Concordia a donc préféré concevoir une machine plus lourde et plus grande pour être certain qu'elle soit fonctionnelle le jour J.
Finalement que nous a montré l'ascension de la Tour, si ce n'est dix engins, dix façons différentes d'appréhender la troisième dimension?
http://www.collectionscanada.ca/halifaxgazette/index-e.html
Moteur d’immortalité : les journaux canadiens de 1752 à nos jours
Ce site examine l’histoire et l’archivage des journaux canadiens - et cela depuis le tout
premier en 1752. C’est publié par Bibliothèque et Archives Canada. Français / Anglais.
I Am Hutterite
Mary-Ann Kirby
Polka Dot Press
Prince Albert (Saskatchewan)
2007
Anglais
http://www.polkadotpress.ca/ (Anglais)
http://www.hutterites.org/ (Anglais)
http://thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0003929 (Français)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anabaptisme (Français)
http://www.onf.ca/duneculturealautre/toutvoir.php?mcid=618 (Français)
Mary-Ann Kirby, reporter pour la télévision, publie aujourd’hui I Am Hutterite. Rappelons que les Huttérites représentent l’un des groupes religieux et culturels existant encore aujourd’hui (les deux autres étant les Mennonites et les Amish – voir le film Witness avec Harrison Ford) et qu’il tient rigoureusement à un mode de vie communautaire. Les Huttérites ont immigré au Canada au début du vingtième siècle. Leur histoire remonte à 1528 quand fuyant des persécutions religieuses, 200 anabaptistes (membres d’une secte protestante déniant le baptême aux enfants et le réservant aux adultes) de l’Autriche et du sud de l’Allemagne fondèrent une société communautaire en Moravie (partie orientale de la République tchèque).
Bien peu de Canadiens le savent mais c’est sur leur territoire (Manitoba, Alberta et Saskatchewan) que l’on retrouve le plus grand nombre d’Huttérites au monde.
Leur doctrine est basée sur les enseignements des premiers chrétiens et sur la séparation entre l'Église et l'État. Ils prônent la propriété commune des biens, la non-violence, l'opposition à la guerre et bien entendu le baptême des adultes. Ils ont conservé les us et coutumes (même les plus austères) de leurs ancêtres.
Avec cet ouvrage, Mary-Ann Kirby nous raconte sa propre histoire. En 1969, Mary-Ann a 10 ans et n’a connu que la vie en communauté huttérite ; une petite communauté d’une centaine d’âmes installée dans le sud-ouest du Manitoba. Ses parents décident alors de quitter « la colonie » pour vivre, si l’on peut dire, à l’extérieur. C’est alors un véritable choc des cultures pour la famille qui doit s’adapter au monde extérieur. Un monde extérieur et moderne qui, rappelons-le, se distingue par sa multitude culturelle.
Ce livre est une leçon de tolérance et d’ouverture d’esprit. Certes, Mary-Ann Kirby a dû travailler fort pour s’adapter à notre monde, mais ne devons-nous point faire de même pour respecter ces communautés vivant en totale autarcie? Pour la grande majorité d’entre nous, la seule connaissance que nous ayons de ces personnes est leur tenue vestimentaire (les robes Polka, les chapeaux noirs…). Voilà donc l’occasion d’en apprendre un peu plus.
Merci et tous mes voeux à toi également. read more
on « LA MACHINE »