« LA MACHINE »
19e édition Jeux de génie – Compétition « LA MACHINE »
Claudine Souchon – MontréalScience
Depuis 1990, les Jeux de génie permettent aux étudiants québécois, inscrits dans un programme de baccalauréat en génie, de mesurer leurs connaissances. L’événement est accueilli à tour de rôle par l’un des établissements d’enseignement universitaire offrant des programmes en la matière. La 19e édition des Jeux a été organisée par l’École Polytechnique de Montréal.
Se déroulant à Montréal du 3 au 6 janvier derniers, ceux sont près de cinq cents ingénieurs en herbe, provenant de onze facultés et écoles de génie, qui ont concouru pendant cet événement qui s'est clôturé avec la compétition « LA MACHINE »; épreuve la plus pointue de ces trois journées.
Pour « LA MACHINE », dix délégations ont, pendant trois mois, conçu et construit un robot. Robot qui devait escalader une Tour. Entièrement autonomes, dix engins automatisés se sont succédé à la base de la Tour, pour en faire l'ascension et l'activer en moins de trois minutes à l'aide de multiples contrôles.
Le jour même de la compétition, nous avons rencontré quelques candidats. Les membres de l'ETS (École de technologie supérieure) ont insisté sur l'investissement que requiert un projet d'une telle envergure. Depuis septembre dernier, l'équipe travaille à temps plein sur le robot. Pour la petite anecdote, sachez que les sept membres de l'équipe ont réveillonné, le 24 décembre dernier, en travaillant sur leur machine.
Pour ce qui est de la délégation gagnante de cette compétition, celle de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, elle avait focalisé sur la contrainte de poids. Sa machine était particulièrement légère. À la pesée, le matin même de la présentation, un seul autre robot était plus léger que le leur. Avant même le début de la présentation, cette délégation avait conscience que la grande force de son robot résidait dans sa légèreté et sa polyvalence : « nous pouvons facilement le programmer pour qu'il puisse exécuter des actions connexes », explique l'un des membres de l'équipe.
Les étudiants de l'UQTR (Université du Québec à Trois-Rivières) nous ont rappelé que le plus gros défi était dans le respect de deux critères : le parcours imposé, ainsi que les dimensions maximales de la machine. Plus elle est légère, plus elle est fragile. La délégation de Concordia a donc préféré concevoir une machine plus lourde et plus grande pour être certain qu'elle soit fonctionnelle le jour J.
Finalement que nous a montré l'ascension de la Tour, si ce n'est dix engins, dix façons différentes d'appréhender la troisième dimension?
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