Posts (page 2)
Joan Didion est une des plus belles plumes de la littérature américaine contemporaine. Elle est aux États-Unis une véritable icône et une référence, voire une influence pour bon nombre d’auteurs comme pour Bret Easton Ellis (American Psycho) ou Jay McInerney (chroniqueur des nuits new-yorkaises), pour ne citer qu’eux.
Depuis les années soixante, point de départ de sa carrière professionnelle, mais aussi de sa notoriété, Joan Didion est l’une des chroniqueuses les plus pointues de la scène culturelle et politique américaine. Ses nombreux écrits décortiquent le vide existentiel de la bourgeoisie intellectuelle de la côte ouest-américaine et lui valent une reconnaissance inestimable de la part de la critique, du public et de ses pairs. Nombreux écrits est même un doux euphémisme quand on sait que la dame en question est journaliste, scénariste, romancière, essayiste et nouvelliste.
Vous lisez ces quelques lignes et vous vous rendez compte que vous ne connaissez que bien peu de choses sur un tel monument de l’intelligentsia américain. Fait parfaitement normal puisque jusqu’à aujourd’hui, Joan Didion n’avait pratiquement jamais été traduite en français. C’est dire si la parution simultanée de son dernier ouvrage, L'année de la pensée magique, et de son premier succès aujourd’hui culte, Maria avec et sans rien (1970), vient enfin combler une lacune pour les lecteurs francophones.
Son dernier livre, L'année de la pensée magique, est un best-seller encensé par la critique et a été consacré « livre de l’année 2006 » aux États-Unis. Sans oublier qu’il a remporté le National Book Award de la meilleure œuvre non romanesque et le prix Médicis Essai en 2007. Joan Didion vient même d’en terminer l’adaptation pour le théâtre (avec Vanessa Redgrave à Broadway). Récit des plus autobiographiques, l’auteur y raconte la vie après la mort de son mari, l’écrivain et scénariste John Gregory Dunne.
Véritable couple phare de la scène culturelle américaine, John Gregory Dunne et Joan Didion ont partagé pendant quarante ans les liens du mariage, de l’amour et du travail. Ensemble, ils ont vécu, écrit, voyagé et rédigé de nombreux scénarios pour le cinéma (Panique à Needle Park avec Al Pacino, Personnel et Confidentiel…). C’est dire si L'année de la pensée magique lève le voile sur l’histoire d’amour de deux personnalités publiques qui partageaient une complicité culturelle et intellectuelle peu commune.
L'année de la pensée magique raconte la vie après. La vie après le 30 décembre 2003. Date du décès de JG Dunne : mort d’une crise cardiaque devant sa femme. Alors même que leur fille unique, victime d’une pneumonie, oscillait entre la vie la mort.
Déjà considéré comme un classique de la littérature sur le deuil, ce récit bouleversant de franchise et de courage révèle avec sobriété le monologue intérieur de l’auteur. Mais le texte est bien plus qu’un monologue ; il étudie les mécanismes à l’œuvre dans le travail de deuil, le regard des autres, les différentes phases de chagrin (l’auto apitoiement…)…Et pendant toute cette année à chercher une rédemption par la littérature, Joan Didion sera au chevet de sa fille qui finalement décèdera avant la publication de l’essai.
L'année de la pensée magique est, certes, une occasion bien étrange de découvrir cette grande dame des lettres américaines qui a plus d’une fois contribué aux magazines The New Yorker, The New York Review of Books, Vogue ou encore le New York Times.
Vendée Globe ou « l'Everest de la mer »
La sixième édition du Vendée Globe a débuté le 9 novembre dernier. Rappelons que c'est une course à la voile réservée aux navigateurs solitaires, qui doivent faire le tour du monde sans escale, ni même assistance. Elle est l'une des courses au large les plus mythiques et réputées dans le monde. Elle est le plus grand défi pour un marin, voire « L'Everest de la course à la voile » comme certains aiment l'appeler.
Tous les bateaux au départ sont sensiblement les mêmes. En effet, les candidats courent tous sous une même dénomination : les monocoques 60 pieds open. Ce qui sous-entend, bien entendu, que ceux sont les marins qui font la différence pour une telle compétition. Cette dernière a lieu tous les quatre ans et limite toujours le nombre de ses participants pour des raisons de sécurité. Pour cette édition 2008-2009, ceux sont trente marins venus des quatre coins de la planète, qui se sont élancés des Sables d'Olonne (Vendée, France). Le but étant d'effectuer le parcours le plus court possible ( moyenne de réalisation : 90 jours), nos concurrents se dirigent alors vers le sud, contournent les trois caps (Bonne-Espérance en Afrique du Sud, celui de Leeuwin au sud de l'Australie et le cap Horn en Amérique du Sud), pour enfin remonter l'Atlantique et rejoindre la côte vendéenne. Avec comme préoccupation première la sécurité, il n'est pas difficile d'imaginer la solidarité qui existe entre les marins. D'ailleurs, l'histoire de cette course fourmille d'anecdotes d'entraide et d'humanité rarement égalées.
Pour cette nouvelle édition, le Canada est représenté sur la ligne de départ. D'origine ontarienne, Derek Hatfield, est un navigateur de renommée, déjà primé, et qui participe à cet « Everest de la mer » pour la première fois. Il est le 126e marin au monde à avoir bouclé en solitaire une course autour du monde. C'était en 2002, pendant l'Around Alone, notre marin ontarien avait terminé troisième, malgré un très long arrêt pour réparer son bateau. Fort de cette expérience, Mr Hatfield « est conscient que le défi est encore plus énorme quand on ne peut faire d'escale ou encore obtenir de l'aide si besoin. C'est ma plus grande aventure ». N'ayant point trouvé de commanditaire pour la construction de son voilier de course, notre navigateur a fabriqué lui-même son majestueux Spirit of Canada au coût de 2,5 millions de dollars. Somme astronomique quand on sait que la moyenne des candidats court avec des monocoques d'approximativement un million de dollars. « Le Spirit of Canada est unique au Canada, d'une vitesse rarement égalée », ajoute le marin.
Au départ, Derek Hatfield est serein, même si devant une telle aventure il se sent continuellement en apprentissage. « Il y a tellement de détails à revoir et l'imprévu est quotidien ».
Quand on demande au navigateur canadien quels sont ses plus gros adversaires, c'est avec beaucoup d'humilité qu'il nous rappelle que les trente candidats sont tous des marins émérites. Mais il est certain que Loïc Peyron, Michel Desjoyeaux et Vincent Riou sont de grosses pointures à surveiller de prés. Mais le gros défi reste le même pour tous; garder le mental et le physique forts quoiqu'il advienne.
Finalement, qu'est-ce que le Vendée Globe, si ce n'est une expérience sportive et humaine? En effet, connaissez-vous beaucoup de défis sportifs d'environ 90 jours, pendant lesquels les candidats doivent gérer leur énergie, leur humeur, faire marcher un bateau 24 heures sur 24 et peu dormir? Il semble donc presque un doux euphémisme de qualifier cette expérience d'humaine bien avant d'être sportive.
Claudine Souchon - ICI Montréal -
The Diana Chronicles
Tina Brown
Random House / Doubleday
542 pages
Anglais
2007
Chronique intime
Tina Brown
Jean Claude Lattès
594 pages
Français
2007
Tina Brown est certainement la rédactrice en chef dont on parle le plus aux États-Unis. D'origine britannique, elle a été rédactrice en chef de Vanity Fair et The New Yorker. Elle s'illustre, de nouveau aujourd'hui, avec The Diana Chronicles. Paru en juin 2007, cet ouvrage est déjà un gros best-seller en Angleterre et aux États-Unis. Rappelons que Tina Brown, journaliste d'investigation hors pair, a personnellement connu Lady Di.
Il y a dix ans, Lady Di disparaissait dans un tragique accident de voiture à Paris. Elle fut la princesse la plus connue au monde et surtout la plus médiatisée. Malgré tout ce tapage médiatique, le mystère persiste sur qui était vraiment Lady Di.
The Diana Chronicles est une biographie; le lecteur y découvre l'intimité de la princesse et donc également l'intimité de son univers. Puisqu'il est indéniable qu'en devenant princesse de Galles, Lady Di avait épousé tout un protocole et un univers des plus traditionnels et froids.
Ce grand livre présente donc la famille royale dans son intégralité et dresse le portrait de toutes les personnalités de la famille et plus particulièrement des personnalités féminines (Fergie, la princesse Margaret, la reine mère...). C'est d'ailleurs un des grands intérêts de cet ouvrage; en effet il replace le personnage principal (Lady Di) dans son contexte historique, sociologique et politique (Margaret Thatcher était la dame de fer, les débuts de Tony Blair). Ce qui en fait une biographie qui peut intéresser un large éventail de lecteurs.
Ce livre particulièrement bien documenté fourmille de témoignages inédits et est la résultante d'une minutieuse enquête. Il nous permet de découvrir une princesse altruiste, empathique et surtout bien trop humaine pour supporter une cage royale, certes dorée, mais terriblement austère. Pour échapper à un monde que l'on ne peut pas fuir, Lady Di est devenue une star. Une star qui a su forger son personnage à l'aide des médias et en sachant utiliser ces derniers. Mais comme pour beaucoup de mythe, il n'est pas rare de s'y perdre.
Retraité depuis peu, Tom Fenton, ancien correspondant de la chaîne CBS ayant près de 25 ans de service, vient de publier l’ouvrage Bad News. Il en profite pour régler ses comptes avec la presse américaine. Pourquoi les services de renseignements n’ont pu prévoir les événements du 11 septembre 2001? D’après l’analyse de l’auteur, la presse américaine a failli à son devoir en diminuant énormément sa couverture étrangère pendant les 2 décennies précédents ces attaques. Le conclusion est simple; comment prévoir si l’on n est point au courant? Être journaliste ne devrait point seulement signifier carriérisme et respect des budgets….
Je ne suis pas une admiratrice de Céline Dion. Elle ne rentre pas du tout dans mon répertoire.
La toute première boutique spécialiste du macaron vient d'ouvrir ses portes en ville - et cela, pour le plus grand bonheur des amateurs de ce délicat petit gâteau rond, dérivé de la meringue. Les becs fins ne s'y sont point trompés; ouverte depuis seulement un mois, La maison du Macaron est déjà victime de son succès. Notre couple de chefs pâtissiers (Gaëlle et Johan Crop) a exercé dans une des plus grandes pâtisseries parisiennes (Gérard Mulot), avant d'ouvrir cette délicieuse petite boutique. On y trouve plus de seize saveurs, des produits préparés sur place et assurément les meilleurs macarons sur l'île. Sachez, pour ne citer que ces exemples, que les gousses de vanille sont infusées 48 heures et que le macaron du mois est citrouille-épices. En voilà une bonne raison de butiner.
La maison du Macaron , 4479, rue de la Roche (angle Mont-Royal)
Claudine Souchon – ICI Montréal – édition octobre 2008
Je n'ai pas été impressionnée du tout par la performance de Busy B. Énorme égo sur scène (on dirait La Madone) - incapable de laisser la place aux autres - limite gros colon et gros beauf - et surtout musicalement pas fort du tout. Disons que je pense qu'une introduction doit en rester une et que les montées doivent être puissantes, mais assurées. Les montées non jamais été assurées (retombées directos). Je dirais même que j'ai trouvé son set très mauvais. Définitivement, Justice était le clou du spectacle hier soir au Métropolis.
Avant le SIDA, la poliomyélite était la maladie la plus redoutée du vingtième siècle. En 1916, elle a pris la vie de 6000 Américains, dont une grosse majorité d’enfants. Il est difficile d’imaginer que cette maladie ait forcé tant de quarantaines et tant de familles à se séparer. Face à cette maladie infectieuse virale, communément appelée polio, on a organisé des marches, sans oublier l’avance médicale (les poumons d’acier, la vaccination). C’est dire si ce fléau a énormément marqué l’histoire et la culture américaines. Sans oublier que la polio n’a pas encore complètement disparu de la planète. C’est à se demander si elle sera un jour éradiquée de la terre.
L’Université de Californie et son Centre Technologique ont demandé à des utilisateurs d’Internet ce qu’ils feraient s’ils étaient forcés d’abandonner la technologie. 33 % laisseraient d’abord le téléphone portable, 33 éteindraient la télévision, mais seulement 28 % serait prêt à stopper la navigation sur le Net.
The Center for the Digital Future at the University of Southern California's Annenberg School asked Internet users what they would do if forced to give up technologies. Thirty-nine percent of Net users would first abandon their cell phones, 33 percent would switch off their TVs, but only 28 percent would be willing to give up the Net.